Critique d'art d'André RUELLAN
Heureusement pour nous, il existe
plusieurs natures de peintres. Ceux qui accèdent à l’art grâce à
l’enseignement, au talent, à la volonté. Puis aussi, ceux qui, au fond
d’eux-mêmes, admirent et envient des êtres d’exception, et d’emblée
décident de succomber à cette attirance, et échangent mutuellement leurs
espoirs, tout en découvrant leur vraie nature.
Il en est, de ces derniers, Gérard
QUESNEY, lui qui eut la vaillance de recevoir les conseils d’un
prédécesseur aussi enthousiaste que lui, en la personne regretté de
Lionel OUINE, et de se lier aussi à une vaillante cohorte autodidacte
qui régénère passionnément le post-impressionnisme normand.
Avec Gérard QUESNEY, pas de faux
semblant : la réalité existe et l’entoure, et il possède le précieux don
de la peindre et de la transmettre en une manière cordiale, simple et
digne, bien à l’image de sa personnalité.
Remarquez bien ses peintures : son
pinceau fait corps totalement avec les motifs, pittoresques ou
saisonniers. Sa touche est inspirée des reflets, des couleurs, des
effets de lumière que saisit son regard, dont il sait si sincèrement
transmettre l’authenticité et même la hardiesse.
Quiétude urbaine, rurale ou portuaire
constituent pour Gérard QUESNEY une inlassable source d’inspiration,
sans oublier ses belles compositions florales, sa recherche limpide des
marines et même ses témoignages qui font activer une réalité bien reçue
et infiniment conquérante.
André RUELLAN, critique d’art